jeudi 23 septembre 2010

Visite de chantier pour les 2 Pro 1

Les élèves de seconde technicien étude du bâtiment sont allés visiter un immeuble de bureau en construction sur la commune de Périgueux, ce mercredi 22 septembre.


Ils nous présentent : le projet, l'avancement du chantier et une visite guidée en images commentées.



Le projet : (par Coussy Kévin et Tymen Karl)

Le projet concerne la réalisation d’un bâtiment de bureaux pour le Service de Santé au Travail (SST) de périgueux qui en est le maître d'ouvrage privé. Cet immeuble a été conçu par Mme PECAUT qui est architecte DPLG (Diplômée par le Gouvernement) à Périgueux.

Il est situé à l’angle de la Route de Lyon et de la Rue Jean Rey à Périgueux. De forme rectangulaire, il est divisé en trois niveaux : un demi-sous-sol, un rez de chaussée et un étage. A l'arrière du bâtiment un parking, qui semble réservé au personnel permet d’accéder directement au niveau du sous-sol. Le rez de chaussée se situe au même niveau que la route de Lyon. Un ascenseur et des escaliers permettent de circuler entre les niveaux. L’accueil du public se fera route de Lyon au niveau du rez de chaussée.

La structure du bâtiment est réalisée par l’entreprise de gros-œuvre : mur béton banché, en briques de terre cuite et plancher béton. La couverture sera de type toiture terrasse avec une étanchéité. Les façades seront traitées en enduit et bardage bois. L’isolation du bâtiment se fera soit à l’intérieur soit à l’extérieur des murs porteurs. Le bâtiment sera équipé de panneaux photovoltaïques et aura le label BBC ( Bâtiment Basse Consommation).


L'avancement du chantier : (par Laurençon Thibaud et Monteil Chloé)

Lorsque nous sommes arrivés sur le chantier des bureaux de la SST, la première chose que nous avons reconnu était le panneau de chantier étudié auparavant en classe. L’ensemble du chantier étant clôturé, nous sommes entrés par le parking à l’arrière du bâtiment rue Jean Rey.

La grue télécommandé par le chef de chantier fonctionnait : des panneaux de treillis soudé étaient montée à l’étage. Seuls les ouvriers de l’entreprise de gros-œuvre étaient présents. Ils travaillaient au rez-de-chaussée et au premier étage. En nous montrant différents ouvrages, notre professeur nous a cité les termes techniques exacts et leurs fonctions précises.

Nous sommes rentrés dans le bâtiment par le demi sous-sol habitable et nous sommes allés dans la partie vide sanitaire. Nous avons constaté que l’entreprise d’électricité était intervenue sur le chantier car de nombreuses gaines traversaient le plancher bas du rez de chaussée. Nous sommes montés au rez de chaussée par l’escalier. A notre arrivée nous avons constaté que de nombreux étais étaient présents pour soutenir le plancher du 1er étage. Seule une échelle a permis au moins peureux d’accéder au 1er étage. Le plancher étant en cours de construction nous n’avons pu monter que par petit groupe pour éviter une charge trop importante. Les ouvriers préparaient le coulage du béton pour réaliser la dalle de compression.


La visite :

Au premier plan, le panneau de chantier nous renseigne sur l’ensemble des intervenants. En arrière plan, le mur de façade en briques de terre cuite n’est réalisé qu’au niveau du rez de chaussée. Au bas de ce mur nous voyons une membrane d’étanchéité. Un garde corps provisoire à été mis en place au niveau du plancher du premier étage

La partie arrière du bâtiment où sera réalisé le parking au niveau du sous-sol. Nous voyons un stockage de matériaux, la grue du chantier et,au fond de la parcelle, des éléments modulaires servant de bureaux, rangements et vestiaires. La façade du bâtiment est réalisée avec deux matériaux différents : mur banché au sous-sol et briques au rez de chaussée. Les gardes corps de protection du plancher du 1er étage sont réalisés comme en façade sur rue : poutrelles tenues verticalement par des serres joints sur le mur et planches servant de lisses. Plusieurs baies de fenêtre sont réalisées .
L'entrée du personnel au sous-sol. Nous voyons des étais qui maintiennent les prédalles du plancher haut. A gauche l’escalier préfabriqué est équipé d’ une rampe en bois provisoire pour la sécurité des ouvriers. Le rez de chaussée. Nous marchons sur le plancher haut du sous-sol encore étayé. Au premier plan on voit les tours d’étaiement qui par l’intermédiaire des poutrelles de construction soutiennent les prèdalles. Une prèdalle est un ouvrage préfabriqué en usine qui sert de coffrage. Une dalle de compression sera coulée pour atteindre l’épaisseur totale du plancher brut.

Le premier étage. Seules les prédalles sont posées en attente de recevoir la dalle de compression. Au premier plan on voit les armatures des prédalles qui seront recouvertes lors du coulage de la dalle. Les gardes corps sont disposés à la périphérie du plancher du bâtiment. Deux ouvriers sont en train de poser les armatures. Deux réservations bouchées par du polystyrène serviront à faire passer des gaines ou des canalisations. Des planches de bois formant un coffrage permettront lors du coulage de la dalle de réaliser un vide dans le plancher qui sera un puits de jour.

Nous sommes toujours au premier étage qui est en cours de réalisation. Les plans réalisés en bureau ne servent pas à rien ! Au bout de la table les manettes de commande de la grue. Le chef de chantier et les ouvriers suivent scrupuleusement les renseignements donnés par ce plan.

Coffrage en bois de la cage d’ascenseur avec des armatures en attentes qui formeront le chevêtre.

Sur l’emprise du chantier, devant la façade principale, des bennes permettent de réaliser un tri sélectif des déchets. Une benne contient des gravats et des briques tandis que l’autre est remplie de bois.

Au premier plan, les deux caisses permettent le rangement d’outils (serre joint).

En arrière plan des briques sont stockées .


En conclusion, cette visite...

"M’a permis de mettre des images sur des termes techniques vus en cours, ce qui me permettra de mieux les retenir. Et en plus elle m’a permis de porter un casque ! "(Chloé) et " de mieux comprendre l'enseignement théorique" (Guillaume)

"A l’aide de la vue en plan donnée en classe, j’ai pu suivre la visite de chantier en comparant les plans avec la réalité " (Laura) et "j'ai vu des gens à l'oeuvre" (Jean-Albert)

"J’ai appris beaucoup de vocabulaire technique qui me sera utile par la suite " (Thibaud) "et j'ai surtout pu voir à quoi ils correspondaient en réalité". (Aurélie)

"Grâce à cette visite de chantier, j’ai appris différentes manières de construire un mur : mur banché ou mur en briques " (Adrien) et " J’ai compris comment été réalisée une cage d’ascenseur " ( Karl)

"Ce qui est bien c’est de voir en vrai ce que l’on a étudié en classe ". (Kévin)


mercredi 22 septembre 2010

Des pannes sur les consoles

Avant toute chose le travail en sécurité s'impose ! Si les élèves de 3è MDP ont posé une ligne de vie, les 1 PRO 3 ont aussi veillé à leur sécurité.


Ils ont donc monté un échafaudage aux normes actuelles.


Afin de pouvoir mettre en place les pannes - comme celle présentée ici encore non fixée - et ensuite les chevrons qui servent de support à la couverture.


Durant toutes les opérations de la pose, comme Edouard,


ou comme Thomas, chacun a travaillé avec un baudrier


relié à la ligne de vie.

Aucun risque n'est permis !

vendredi 17 septembre 2010

Une ligne de vie pour un travail en toute sécurité

Les panneaux solaires vont être installés soit sur la terrasse, qui surplombe le sol à plus de 1,5 m de haut, soit sur le mur au-dessus de la terrasse, soit sur un auvent à 5 m du sol.
La mise en place du auvent doit se faire en toute sécurité. La pose d'une ligne de vie est donc nécessaire.

Ceux sont les élèves de 3èMDP, du groupe de M. Brossillon, qui l'ont posée, ils en présentent les différentes étapes :

Nous avons fait des trous dans le mur avec la perceuse, ensuite nous avons nettoyé les trous.

Florent a mis de la résine dans les trous.


Puis nous avons enfoncé les tiges filetées, enlevé les bulles d'air et nettoyé la colle qui ressortait pour que ce soit propre. Il fallait faire vite car la résine sèche rapidement.


Nous avons placé la platine, visé les boulons avec des rondelles et nous avons serré très fort avec une clef à molette.


Nous avons posé la ligne de vie et nous avons serré les boulons jusqu'à ce qu'elle soit bien tendue.

Le tout a été vérifié pour que les charpentiers puissent travailler en sécurité et ne pas tomber.


Article écrit par les élèves de 3ème MDP groupe 3.

mercredi 15 septembre 2010

La mise en place des consoles

Après avoir été vernies, les consoles trouvent leur destination finale : elle sont installées derrière les ateliers sur le mur à 4 m de haut.
Après les avoir fabriquées, les 1 PRO 3 constructeur bois se chargent de les fixer.

Zoom sur cette étape :

Une fois vernies en atelier, les consoles ont été transportées sur chariot.


Romain et Thomas accompagnés de leurs camarades, présentent debout et tournée d'un quart la console...


...afin que le Manitou ( engin de levage) la soulève jusqu'à la hauteur voulue.


Arthur effectue le boulonnage de la 1ère console sur les tiges filetées.


Pour chacune des 6 consoles, la même opération a lieu. Sachant qu'il y a 3 tiges filetées par consoles, plusieurs tours de clé ont été nécessaires....


Une fois toutes les consoles posées : une pose s'impose !

mardi 7 septembre 2010

Découverte d'entreprises des métiers du bois

Lundi 6 septembre, les classes de 1 Pro 3 Construction Bois ainsi que les 2e et 1e pro 2 Menuisier Agenceur sont allés visiter l'entreprise Bernier à St Jory Las Bloux en Dordogne et l'entreprise Guillaumie à Aixe sur Vienne. La première entreprise est spécialisée dans la fabrication de cercueils, la seconde est spécialisée dans la construction de maison en bois.

Les élèves nous font part de ce qu'ils ont découvert et retenu de ces visites.

Nous avons été accueilli par M. Olivier Bernier, fils du PDG, qui s'est chargé de nous faire la visite guidée et de répondre à toutes nos questions.
L'usine Bernier, entreprise familiale créée depuis 30 ans, comprend 60 ouvriers mixte : 12 d'entre eux sont membres de la famille. Elle produit environ 250 cercueils par jour et 70.000 par an. C'est la 2ème entreprise de fabrication de cercueils en Europe. Le chiffre d'affaire est de 20.000.000 d'euros.


La construction d'un cercueil :

Dans cette usine, toute la chaîne de montage est robotisée et automatisée. Seuls l'assemblage des caisses et le contrôle qualité sont effectués manuellement.
Le temps de fabrication d'un cercueil, entre l'entrée des planches brutes dans l'usine et la sortie du produit fini, est de 2 heures.

La palette de bois arrive sur 1 transfert pour être déchargée automatiquement couche par couche. Chaque couche de bois passe sous un laser qui est réglé automatiquement pour le rabotage.





La machine appelée "4 faces" rabote les 4 côtés de chaque planche et fait également la rainure et la languette.



Après un collage à 100°C, une lame de scie circulaire coupe les planches assemblées en fonction de la largueur des cercueils. Une fois effectué, un bras automatique équipé de ventouses déplace les éléments par dépression




Les panneaux sont vernis par un rouleau applicateur et séchés par UV.






Les caisses sont assemblées manuellement. C'est la seule étape de la chaîne de production qui ne soit pas automatisée. Chaque opérateur met environ 2 min 30 s.





Des motifs sont réalisés sur les cercueils grâce à la pression mécanique de ce rouleau qui est chauffé à très haute température.





Les différentes essences utilisées sont le chêne, le pin, le peuplier et très rarement le bois exotique. Différentes finitions sont possibles : ton naturel, bleu, noir...en fonction des demandes des clients.







Le vernissage est effectué automatiquement. 1/2 litre de vernis est nécessaire par cercueil.






Les cercueils sont protégés et emballés automatiquement.








Les cercueils sont stockés et prêts pour l'expédition.







Après cette matinée, nous avons repris le bus en direction du Limousin.
En début d'après-midi, nous avons commencé la visite de l'entreprise Guillaumie. Nous avons été reçus par M. Jean-Claude Guillaumie. Cette entreprise familiale, fondée en 1976, fabrique des maisons en madriers.


Au cours d'une conférence, M. Guillaumie nous a expliqué le fonctionnement de son entreprise, ainsi que l'avenir de la profession, prometteuse, en fonction des nouvelles

directives concernant l'environnement.
En effet, en 2012, les exigences en matière de réglementation thermique pour les constructions neuves seront modifiées. Toute nouvelle construction devra être labellisée "maison basse consommation".


Nous sommes devant le hangar des bois utilisés par l'entreprise. Les bois sont stockés à l'abri des intempéries pour éviter qu'ils n'absorbent de l'eau et ne se déforment sous l'action du soleil.







Les bois sont contre-collés pour éviter au maximum les déformations pendant le processus de fabrication et après, une fois la maison construite.





Les bois contre-collés, après avoir été profilés à la 4 faces, passent tous sur la "Krusimatic". Cette machine de taille exécute tous les usinages d'assemblage des madriers ainsi que les perçages pour les gaines électriques.






Chaque madrier est étiqueté pour sa mise en place lors du montage de la maison : cahque madrier a une place bien définie dans la maison (aucune inversion de madrier n'est permise).





Le plancher est en cours de fabrication.
Retournement du plancher pour le terminer.
La fabrication du plancher de la maison (35cm d'épaisseur) est isolé avec la ouate de cellulose (papier journal recyclé)pour limiter les échanges thermiques.



Un trou a été percé dans l'OSB pour permettre le remplissage avec de la ouate de cellulose.
Matériau d'isolation = ouate de cellulose.





Toutes les pièces de bois sont chargées sur un camion, elles sont prêtes pour l'expédition et la livraison au client.




Exemple d'un maison basse consommation : elle consomme très peu d'énergie. Une ventilation double flux récupère la chaleur produite dans la cuisine et la salle de bains pour chauffer le salon, les chambres et les autres
pièces. L'exposition des baies vitrées sont situées plein sud pour récupérer la chaleur du soleil. L'épaisseur des murs est importante permettant une excellente isolation du chaud et du froid.



Article rédigé par les 1 Pro 3 Constructeur bois